Protection

Aujourd’hui, un Lauréat sur cinq est exposé à des dangers dans son pays d’origine.

Dès le début, le prix Right Livelihood s’est défini par sa volonté de s’attaquer aux causes sous-jacentes des problèmes actuels. C’est également la raison pour laquelle tant de Lauréats s’exposent à des dangers. De l’Afghanistan à l’Ouganda, nos Lauréats travaillent dans des circonstances difficiles. Ils sont confrontés à des gouvernements répressifs et opèrent dans des zones de guerre. Ils doivent régulièrement affronter de puissants intérêts politiques et économiques.

 

Police arrest Amy Goodman as she tried to cover a protest at the Republican Convention in St. Paul Minnesota on September 1, 2008

Surveillance régulière des menaces

La Fondation suit régulièrement les nouvelles concernant la sécurité de ses Lauréats et réagit lorsque ceux-ci se voient menacés. Dans de nombreux cas, nous travaillons avec le Lauréat en question afin de parvenir à une solution efficace. Au cours de ces dernières années, nous avons soutenu nos Lauréats en écrivant à des autorités gouvernementales, en publiant des communiqués de presse et des déclarations communes et en récoltant des signatures.

Plaidoyer et rapprochement avec les mécanismes des Nations Unies et les institutions à Genève

La présence de la Fondation du prix Right Livelihood à Genève lui permet de plaidoyer et de se rapprocher des mécanismes de l’ONU et des institutions, tels que le Conseil des droits de l’homme, les rapporteurs spéciaux et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies, afin de protéger les Lauréats menacés.

Mesures proactives

Afin de renforcer la protection des Lauréats sur le long terme dans leur pays respectif, un nombre important d’initiatives stratégiques ont été mises en place. Par exemple, en avril 2014, la Fondation du Prix Right Livelihood a contribué à un renforcement de la sécurité du Dr Denis Mukwege (Lauréat 2013, République Démocratique du Congo) et de l’hôpital Panzi, à Bukavu. Nous avons également entrepris un certain nombre de visites de solidarité afin de soutenir les Lauréats menacés au Brésil, au Tchad, en Inde, à Gaza, en Russie et en Turquie. En juin 2016, nous avons aussi lancé un cycle de conférences au sujet de l’universalité des droits humains, dont la première édition a lieu à Moscou, en collaboration avec Memorial (Lauréat 2004, Russie).

Protocole d’urgence pour action immédiate

Le protocole d’urgence est une série de mesures que la Fondation mettra en œuvre dans le cas où une menace grave et imminente pèserait sur la vie, la santé ou la liberté d’un Lauréat. Ces protocoles ont été fixés en concertation avec plusieurs Lauréats menacés. Ils listent notamment les sources probables de menaces pour les lauréats, les coordonnées des personnes désignées par le Lauréat comme meilleure source d’information en cas d’urgence, les personnes à appeler ou à qui envoyer des courriers et enfin, des séries d’initiatives à mettre en œuvre dans les premières 24-48 heures après que la Fondation ait été prévenue d’une situation urgente.

Munir Said Thalib (2000, Indonesia) was poisoned with arsenic on a flight from Indonesia to Amsterdam. He was a courageous advocate of human rights in Indonesia and opponent of the oppressive former ruling elite in that country.

Ken Saro-Wiwa (1994, Nigeria) from Nigeria was executed on false allegations following courageous work for the environmental rights of the Ogoni people.

Kasha Jacqueline Nabagesera (2015, Uganda) advocates for the basic human rights of lesbian, gay, bisexual, transgender, and intersex (LGBTI) persons in Uganda, where homosexuality is illegal. Despite being arrested, attacked, and ostracized, Nabagesera persists in her advocacy and has become one of very few prominent members of the Ugandan LGBTI movement still active in the country.

 

Swami Agnivesh (2004, India) is a long-standing advocate for inter-religious dialogue, denouncing any kind of religious fundamentalism and discrimination. Arrested many times for civil disobedience, he also routinely faces death threats from religious fanatics yet remains undeterred in advocating the universal values of harmony and respect.

 

Helen Mack Chang (1992, Guatemala) has been instrumental in rolling back the culture of impunity that dominates Guatemala, acting as a leading judicial reform activists since her sister was brutally assassinated by a military commando in 1990. She and her organisation the Myrna Mack Foundation regularly face hate speech and smear campaigns, their opponents trying to diminish the credibility and the work they do to protect and promote human rights.

 

Jacqueline Moudeina (2011, Chad) has represented Hissène Habré’s victims since 2000. She was severely injured in a 2001 assassination attempt but remained undeterred from pursuing charges against the former dictator and his accomplices. In 2013, she won an important victory when the Extraordinary African Chambers established in Senegal indicted Hissène Habré for torture, war crimes and crimes against humanity. He was finally convicted in 2016.