Le concept du “Right Livelihood”

Le nom du prix vient du concept bouddhiste de « right livelihood ». Il incarne le principe selon lequel chacun devrait vivre d’une façon éthique qui respecte entièrement les autres et le monde naturel. Cela signifie assumer la responsabilité de nos actions et se contenter d’une part équitable des ressources que nous offre la terre.

A chaque nouvelle génération, des groupes de personnes ou des individus des quatre coins du monde s’élèvent pour défendre avec courage les principes du « right livelihood ». Ils se voient souvent obligés de travailler dans l’adversité. Le prix Right Livelihood existe afin d’honorer et de soutenir ces personnes.

En reprenant les mots de nos Lauréats…

La préservation de la diversité passe avant tout par l’engagement à laisser fleurir les alternatives à la fois dans la société, la nature, les systèmes économiques et les systèmes de connaissances. Cultiver et préserver la diversité n’est pas un luxe à notre époque. C’est un impératif de survie et une condition préalable à la liberté de tous, sans distinction. 

Vandana Shiva (Lauréate du prix Right Livelihood en 1993)

 

Nous sommes les ancêtres des enfants de nos petits-enfants. Nous veillons sur eux tout comme nos ancêtres ont veillé sur nous. Nous ne sommes pas ici pour nous-mêmes. Nous sommes ici les uns pour les autres et pour les enfants de nos petits-enfants. 

Roy Sesana (Lauréat du prix Right Livelihood en 2005)

 

“On me demande souvent pourquoi je me suis engagée pour autant de causes et pourquoi je prends autant de risques ce-faisant. Avec tous les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, pour moi, la question est plutôt de savoir si je peux me permettre de ne pas m’engager… Chacun d’entre nous a tellement de manières possibles d’agir pour faire une différence.”

Bianca Jagger (Lauréate du prix Right Livelihood en 2004)

 

Le logo du prix Right Livelihood



1980



2016

Le logo du prix Right Livelihood a été créé au début des années 80 par Gro Isali Faye Stjerneham qui a eu l’idée d’utiliser le symbole du Yin et du Yang, ainsi que les fleurs de lotus. Il est représenté pour la première fois sur le diplôme remis aux Lauréats du prix en 1982. Le logo d’aujourd’hui reprend et perpétue ces symboles :

  • Le cercle symbolise le monde et la « complétude ».
  • Le Yin et le Yang représentent les forces antagonistes interconnectées dans la nature.
  • La fleur de lotus évoque les origines bouddhistes du concept de « Right Livelihood » : l’enseignement traditionnel du Chemin octuple vers l’éveil qui est centré sur l’éthique et le travail honnête.
  • Les quatre pétales de chaque fleur symbolisent les quatre objectifs du prix : honorer, soutenir, éduquer et informer ; les quatre autres pétales représentent les qualités fondamentales : être courageux, engagé, orienté vers l’action, et visionnaire.
  • Le symbole de l’infini, formé par les deux pétales qui se touchent, signifie le travail et la vision sans limite d’un monde juste, en paix et durable, pour tous.

Aujourd’hui encore, les diplômes du prix Right Livelihood sont fabriqués à la main à Skåne, en Suède, par Bill-Ove Jonsson, d’après le design original de l’artiste.

“En voyant le résultat qui combinait les fleurs et le symbole du yin et du yang, j’ai tout de suite su que c’était ce qu’il nous fallait. ”
Jakob von Uexküll, Président fondateur du prix Right Livelihood.

  • Contact details:
    Kajsa Övergaard
    kajsa [@] rightlivelihood.org
    PGP Public Key: 42031047
    Phone: +46 (0)8 70 20 340

  • The Right Livelihood Award Diplomas

    Since 2011, the Right Livelihood Award Diplomas have been created by the Swedish artist Bill-Ove Jonsson. Each year, he produces the diplomas from a template that he developed together with the Foundation – format, illustrations (logo), colours, layout, text content including space for the name of the Award recipient, and the signatures by the Chair and the Founder President of the Foundation.

    About the Diploma's Production Process:

    Hand-made

    Both versions of the diploma (one for recipients of the Cash Award and the Honorary Award) are originally fine art prints entirely produced by hand, based on various graphical art methods. The black colour, which forms the outline around the logo and the basic texts, is printed from a copper plate processed in several stages:  in a darkroom with a UV-sensitive, so called ‘Riston film’ to print the words (except date and jury citation) and the Foundation logo; etching in an acid bath to increase the recesses/grooves in the plate where the words and logo were placed. This method of etching is called “aquatint” in graphic arts.

    The other six colours of the logo are then printed from cardboard squares in exactly the same size as the copper plate, one for each colour. This method of using cardboard instead of e.g. copper plates is a more experimental approach referred to as “collography”.

    With a Digital Twist

    After the printing process, the original diploma sheets have been scanned and assembled into digital originals. Digitalization has also, alongside a generally smoother production, made it possible to include the individual jury citations for each of the Laureates on the Diplomas.

    The actual diplomas which are handed out to the Recipients at the Award ceremony are produced by Giclée fine art print, a digital graphic arts technology in the form of high-quality inkjet printing with age-resistant ink on artistic paper. After the Giclée print, the Laureates’ names are added to the Diplomas in calligraphy. Then, the diplomas are signed by Jakob von Uexkull, Founder President of the Right Livelihood Award, and Monika Griefahn, Chair of the board.

    Handed out by Heart

    Finally, the diplomas are mounted in frames behind glass and an acid-free passe-partout – ready to be handed out at the annual award ceremony in the Swedish Parliament.

    Aperçus de la fabrication

    Après que les planches de cuivre sont gravées dans une chambre noire avec une pellicule dite « Riston » sensible aux UV, elles sont trempées dans un bain d’acide. Sur la photo, on peut voir les résidus bleus du film Riston dans le bain d’acide.

    Les diverses sections de couleur du logo sont découpées au scalpel dans du carton. Le morceau rose a été découpé sur la photo, le carton étant ensuite enduit de laque.

    Sept planches différentes sont nécessaires afin de produire l’original des diplômes : 5 feuilles de carton pour chacune des couleurs du logo et 2 gravures en cuivre pour les sections noires (l’une pour les Prix en numéraire, l’autre pour le Prix honoraire).

    Les originaux des diplômes sont ensuite mis sous presse à la main dans l’atelier prestigieux Domeij hébergé au sein de l’Association des Artistes d’Uppsala.

    A gauche, la gravure de cuivre chargée en encre noire pour l’original du diplôme du Prix en numéraire. A droite : une épreuve.

    A gauche : les 5 planches de carton destinées à fournir au logo ses couleurs. A droite : une copie du diplôme avant l’impression.

    Après impression par giclée, les noms des Lauréats sont inscrits en calligraphie par les mêmes Bildformatet d’Uppsala.

    Enfin, les diplômes sont prêts à être envoyés à l’encadreur Alunda Ramverkstad. Olof Gustafsson choisit le cadre noir lustré d’or qui bordera les diplômes.