Aminatou Haidar (Sahara occidental)

Mme Aminatou Haidar, aussi connue comme la “Gandhi sahraouie”, est annoncée comme Lauréate du Prix Right Livelihood 2019

About

Mme Aminatou Haidar, aussi connue comme la “Gandhi sahraouie”, est annoncée comme Lauréate du Prix Right Livelihood 2019

Le Prix Right Livelihood, aussi connu sous le nom de « Prix Nobel Alternatif », célèbre cette année ses quarante ans d’existence. Aminatou Haidar du Sahara occidental est l’une des lauréates 2019, a annoncé aujourd’hui à Stockholm, en Suède, la Fondation Right Livelihood.  Plus de trente années de croisade en vue de l’indépendance de sa patrie lui ont valu le surnom de « Gandhi sahraouie ».

Aminatou Haidar, éminente militante pacifique et championne des droits de l’homme se voit décerner le prix par le jury international « pour son combat pacifique qui, malgré l’incarcération et la torture, a revendiqué justice et droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental de manière inébranlable. »

C’est la première fois que le Prix Right Livelihood distingue une personne issue du Sahara occidental.

Après avoir reçu la nouvelle, Aminatou Haidar a fait le commentaire suivant :

« Je suis très honorée de recevoir le célèbre Prix Right Livelihood. C’est là la reconnaissance de ma lutte non-violente et de la juste cause du peuple sahraoui qui, malgré l’occupation militaire et les nombreuses violations des droits de l’homme élémentaires, poursuit son combat pacifique. Les Sahraouis méritent d’être soutenus par tous afin qu’ils puissent, un jour, accéder à l’indépendance et à la liberté. »

L’annonce des Lauréats du Prix Right Livelihood 2019 a été faite lors d’une conférence de presse au Centre de presse international du ministère suédois des Affaires étrangères. Le jury a désigné quatre Lauréats qui recevront chacun 1 million de couronnes suédoises (94 000 EUR). Le prix en numéraires est décerné afin de soutenir l’œuvre des Lauréats et n’est guère destiné à leur usage personnel.

Les autres Lauréats 2019 sont l’avocate Guo Jianmei (Chine), la militante écologiste Greta Thunberg (Suède) et le leader indigène Davi Kopenawa qui se verra remettre le prix avec l’Association Hutukara Yanomami (Brésil). Le jury international a fait l’examen des 142 nominations provenant de 59 pays différents, suivant le processus de nomination accessible à tous.

M. Ole von Uexkull a fait le commentaire suivant : « Le peuple sahraoui a subi plus de quarante années d’occupation marocaine, toute opposition étant brutalement réprimée. Le courage et la fermeté qu’a manifesté Aminatou Haidar en organisant la résistance pacifique et en haussant de la voix devant la communauté internationale peut inspirer toute personne qui a foi dans la justice. »

Aminatou Haidar est une militante pacifique éminente, championne des droits de l’homme issue du Sahara occidental. Son engagement remonte à l’adolescence. Elle est l’un des fondateurs du mouvement sahraoui pour les droits de l’homme. Elle a organisé des manifestations, fourni des preuves de cas de torture et mené plusieurs grèves de la faim afin de sensibiliser la communauté internationale aux outrages subis par son peuple. Mme Haidar est présidente et co-fondatrice du Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’homme (CODESA). Elle joue un rôle crucial en signalant la question non résolue du Sahara occidental à l’attention mondiale, question longtemps négligée par les Nations Unies, l’Union européenne et les médias.

Le territoire contesté avait été cédé en 1975 par l’ex-puissance coloniale espagnole pour se voir immédiatement annexé par le Maroc. A maintes reprises, le droit à l’autodétermination a été promis au peuple autochtone sahraoui par les Nations Unies, l’Espagne et le Maroc. Plus de quarante années se sont toutefois écoulées sans qu’aucun référendum ne soit organisé, la communauté internationale restant indifférente, si ce n’est complice de l’occupation.

Dès l’occupation, les autorités marocaines ont réprimé tout Sahraoui dès lors qu’il invoquait publiquement le droit à l’autodétermination et le respect des droits humains fondamentaux. A l’instar de nombreux autres militants sahraouis, Aminatou Haidar a été frappée, torturée et emprisonnée sans autre forme de procès. Quatre années de son existence se sont ainsi dilapidées dans une prison secrète et coupée du reste du monde.

Malgré les menaces de mort et le harcèlement dont elle et ses enfants font les frais, Aminatou Haidar se bat sans relâche pour qu’une solution politique soit trouvée à l’un des plus longs conflits enlisés au monde, s’efforçant d’inculquer les vertus de l’action pacifique aux générations sahraouies montantes.

Aminatou Haidar recevra son prix le 4 décembre lors de la Cérémonie du Prix Right Livelihood 2019 à Stockholm. Le Prix célébrant ses quarante ans d’existence, le public sera pour la première fois convié à participer à la cérémonie. Edward Snowden, lequel se vit remettre le Prix Right Livelihood en 2014, joindra la cérémonie en ligne depuis Moscou et les artistes José González et Ane Brun se produiront lors de l’événement. Les tickets pour la cérémonie du Prix sont accessibles ici : Cirkus.se.

Biography

Press Releases

Notes pour les Rédactions :

  • Au sujet du Prix Right Livelihood
  • Comment tout a commencé – La Fondation Nobel rejetait un Prix de l’environnement

 

Contact

Pour toute information supplémentaire ou pour fixer des entretiens avec les Lauréats, merci de contacter :

Médias internationaux & suédois : Johannes Mosskin, Directeur de la communication, portable : +46 (0)70 43 71 148, johannes@rightlivelihood.org

Médias francophones: Claudia Witte +41 (0)79 2116 561, claudia.witte@rightlivelihood.org

 

A propos du Prix Right Livelihood

Fondé en 1980, le Prix Right Livelihood distingue et soutient des personnes et organisations qui se démarquent par leur courage. Les solutions exemplaires et visionnaires qu’elles proposent s’en prennent aux racines des problèmes mondiaux. A ce jour, l’on compte 178 Lauréats issus de 70 pays différents.

La fonction de la Fondation d’origine suédoise est d’être le porte-parole ainsi que le rempart de ces Lauréats en leur assurant un soutien sur le long terme. Elle s’emploie à protéger les récipiendaires du prix dont la liberté, voire la vie sont menacés. La Fondation bénéficie d’un statut consultatif spécial au sein du Conseil Économique et Social des Nations Unies.

N’importe qui peut suggérer des candidats au Prix Right Livelihood. Après une enquête méticuleuse au sein de l’équipe de recherche de la Fondation, un compte-rendu des suggestions de l’année est ensuite soumis au Conseil de la Fondation ainsi qu’à un Jury international, jury qui se réunit tous les ans en septembre afin de sélectionner les récipiendaires. Au contraire des autres récompenses mondiales, il ne se décline pas en catégories séparées. Car cette distinction considère que les ouvrages les plus notables et inspirants qui sont destinés à remédier aux défis actuels de l’humanité défient toute classification classique.

 

Comment tout a commencé – La Fondation Nobel rejetait un Prix de l’environnement

En 1979, le Suédois et Allemand Jakob von Uexkull, philanthrope et collectionneur de timbres, proposa à la Fondation Nobel de créer deux nouveaux Prix Nobel, l’un pour l’environnement et l’autre pour soutenir les savoirs et points de vue des populations des pays pauvres. Afin de financer ces prix, il offrit de vendre sa collection de timbres évaluée à plus d’un million de dollars et de faire don de l’argent ainsi récolté à la Fondation Nobel.

M. von Uexkull s’inquiétait du décalage entre l’imminence des problèmes globaux et la façon dont la communauté internationale les traitait. Il voyait bien combien, en rupture totale avec les réalités du monde, les dirigeants se réunissaient à huis clos. Tandis que simultanément, devant les salles de réunions, militants et organisations de la société civile se réunissaient et proposaient souvent des solutions pratiques aux enjeux concernés. Mais leurs suggestions n’étant pas prises au sérieux, M. von Uexkull voulut changer les choses.

Il contacta la Fondation Nobel car il songeait que « quiconque recevrait le Prix Nobel saurait se faire entendre ». L’institution refusa poliment sa proposition mais le philanthrope décida aussitôt de créer le Prix Right Livelihood afin de soutenir les acteurs luttant pour un monde plus juste, durable et pacifique. Il prit les devants et mit en vente une partie de sa collection philatélique. Et c’est ainsi que tout a commencé. Il fut accordé un immense intérêt au Prix Right Livelihood dès sa première remise en 1980, la veille même de la cérémonie du Prix Nobel. Il s’agit aujourd’hui d’une des récompenses les plus prestigieuses pour les domaines de la durabilité, de la justice sociale et de la paix.

Les revenus issus de la vente des timbres suffirent à donner le coup d’envoi de la distinction. Mais depuis lors, le Prix Right Livelihood est financé grâce aux donations privées. L’une des caractéristiques singulières du Prix étant qu’il entraîne le soutien pérenne des Lauréats tels que leur mise en réseau ou leur protection lorsque sous menace. En raison de l’historique menant à sa fondation, la récompense s’est progressivement imposée comme étant le « Prix Nobel alternatif ».

Media Contacts

_I8A8504_lowres

International & Swedish Media

Johannes Mosskin
Email Johannes

M +46 70 437 11 48

_I8A8058_lowres

Espanol Médias

Nayla Azzinnari
Email Nayla

M +54 9 11 5460 9860

Nina Tesenfitz

German Media

Nina Tesenfitz
Email Nina 

M+49 (0)170 5763 663